Les enfants HPI

Quel que soit le nom qu’on leur donne – haut potentiel intellectuel (HP, HPI), surdoués, précoces, zèbres, etc, les enfants à haut potentiel ont besoin d’une pédagogie spécifique qui nourrisse leur soif d’apprendre et leur curiosité, réponde à leur besoin d’information et les aide à structurer leur travail en leur offrant des méthodes d’apprentissage.
Le fonctionnement cognitif des enfants à haut potentiel est spécifique. La vitesse de conduction nerveuse est plus rapide, ils ont plus de connexions neuronales et une sur-activation du cortex frontal et pariétal, avec une prévalence hémisphérique droite.

Traitement de l’information global et analogique

Les enfants HPI ont une vision simultanée des problèmes, au détriment d’une démarche séquentielle. Dotés d’une pensée analogique, ils ont en outre la capacité de faire des liens rapides entre un problème posé et des situations semblables déjà vécues.

Pensée en arborescence

Par association, une pensée en entraîne d’autres et ainsi de suite. Bien que générateur d’idées et de créativité, ce mode de pensée entraîne cependant des difficultés à organiser les idées, à les structurer et à les trier par ordre de pertinence. Les enfants HPI peuvent alors ressentir un sentiment d’agitation interne qui les empêche de mener à bien une tâche de manière optimale.

Intuition

L’enfant à haut potentiel fonctionne par intuition, ce qui rend difficile, voire impossible, l’explication d’un raisonnement pour accéder à une solution. La solution s’impose d’elle-même.

Mémoire

Les enfants HPI ont une excellente mémoire, ce qui entraîne paradoxalement des difficultés dans les apprentissages scolaires. Ils n’ont jamais appris à apprendre et n’ont jamais utilisé de stratégie pour mémoriser à long terme.

De plus, pour être attentifs, ils ont, pour certains, besoin de faire plusieurs choses à la fois et être confrontés à plus de complexité.